Envie de devenir cinéphile ? Voici 7 films incontournables

La rédaction du Parisien n’a pas participé à la réalisation de cet article.

Après plus de 100 ans d’existence, le 7ème art continue d’accompagner nos vies et de nous passionner. Mais, qui dit un siècle d’existence dit aussi plusieurs centaines de milliers de films, venus des 4 coins du monde.  Face à cela, un sentiment parfois d’impuissance et une question : « Par où commencer ? », ou encore : « Quels sont les films que je dois absolument voir ? ». Alors, si vous souhaitez construire votre cinéphilie, seul ou à plusieurs, voici 7 films incontournables à avoir vu au moins une fois dans votre vie !

Le mécano de la Générale, Buster Keaton (1926)

Lorsque l’on pense au cinéma muet, Charlie Chaplin est le premier nom qui vient en tête. Pourtant, à la même époque, un autre artiste s’apprête à marquer le cinéma pour toujours : Buster Keaton. Dans son chef-d’œuvre Le mécano de la Générale, Buster Keaton incarne un jeune mécanicien en pleine guerre de Sécession. Lorsque son train est volé par l’ennemi, il se lance à sa poursuite dans une course effrénée, véritable succession de gags, d’inventions et d’exploits visuels.

Buster Keaton n’a rien à envier aux films d’action contemporains : avec Le Mécano de la Générale, il montre que le cinéma peut se passer de dialogues pour être spectaculaire. Il suffit d’ingéniosité, d’humour et d’un grand sens de l’image. Mais il ne se contente pas de faire rire : avec La Mecano, Keaton invente un langage et des codes qui influencent le cinéma encore aujourd’hui.

Bon à savoir : Pour les besoins d’une scène, Buster Keaton a orchestré l’effondrement d’un pont avec une locomotive lancée à pleine vitesse dessus. Une scène qui a coûté 42 000 $ et qui en fait l’un des plans les plus chers du cinéma muet.

Fenêtre sur Cour, Alfred Hitchcock (1954)

Immobilisé dans son appartement à cause d’une jambe cassée, un photographe passe ses journées à observer ses voisins… jusqu’au jour où il soupçonne l’un d’eux d’avoir commis un meurtre. Fenêtre sur Cour incarne toute l’excellence hitchcockienne et hollywoodienne des années 50. Ici, tout part d’une situation banale : un homme observe ses voisins pour tuer le temps. Hitchcock transforme cela en une expérience de spectateur presque troublante. Le suspens du film ne repose pas tant sur l’action, mais sur ce que l’on croit voir, ou discerner au travers d’une fenêtre.

Fenêtre sur Cour, c’est aussi une réflexion sur le regard et la curiosité, bien avant l’avènement des réseaux sociaux : le regard est-il toujours synonyme de jugement ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller par simple curiosité ? S’il s’agit avant tout d’un thriller, Fenêtre sur Cour reste aussi et surtout un film charmant : ses couleurs, ses décors, et son duo inoubliable composé de James Stewart et Grace Kelly.

Les 400 coups, François Truffaut (1959)

Antoine Doinel, jeune adolescent parisien incarné par Jean-Pierre Léaud, enchaîne les bêtises et les mésaventures, jusqu’à sa course finale pour la liberté. Inspiré de l’enfance de Truffaut, le film rompt avec le cinéma académique de l’époque et pose les fondations de ce qui deviendra la Nouvelle Vague. Leur credo ? Capter la vie telle qu’elle est : spontanée, fragile, et parfois cruelle.

Il y a des films qui parlent doucement, et des images qui restent longtemps. Les 400 coups est de ceux-là. Truffaut y laisse émerger l’incompréhension, la solitude et la rage de liberté qui accompagne parfois l’enfance. Classique fondateur du cinéma français, ce film a ouvert la voie à d’autres cinéastes tels que Godard, Varda, et Rohmer, tous porteurs d’un cinéma plus libre et réaliste.

Harakiri, Masaki Kobayashi (1962)

Dans le Japon féodal du XVIIème siècle, un samouraï se rend dans la demeure d’un clan et demande l’autorisation de se suicider selon le rituel du seppuku. Ce clan, suspicieux des motivations du samouraï, décide de l’humilier jusqu’à sa mise à mort. Jusqu’au jour où un autre samouraï se présente avec la même requête…

D’une beauté formelle impressionnante, le scénario d’Harakiri révèle l’hypocrisie d’un système fondé sur la violence et l’humiliation, plutôt que sur l’honneur et le courage. Figurant parmi les plus grands chefs-d’œuvre du cinéma japonais, le film frappe par sa mise en scène et surtout par la modernité de son propos : le récit progresse lentement mais il se révèle une critique implacable des traditions et de l’honneur brandi comme une arme.

L’impasse, Brian de Palma (1993)

Dès les premières secondes de L’Impasse, nous savons que le film ne se terminera pas bien. Carlito Brigante, ancien truand tout juste sorti de prison, rêve de quitter le milieu pour mener une vie honnête. Mais son passé et ses fréquentations ne cessent de le hanter.

Porté par Al Pacino à l’apogée de sa carrière, L’Impasse réinvente le film de gangsters et lui donne une tonalité plus mélancolique et désespérée. En effet, le film est hanté par l’idée du destin, de la fatalité et de l’impossibilité d’échapper à sa nature. Considéré par Les Cahiers du Cinéma comme le meilleur film des années 1990, L’Impasse impressionne par sa mise en scène, mais aussi et surtout par sa vision désenchantée du rêve de rédemption.

Memories of Murder, Bong Joon-Ho (2003)

Dans les années 80 en Corée du Sud, deux policiers enquêtent sur une série de meurtres irrésolus. Alternant drame et thriller, mais avec la touche d’humour dont lui seul connaît le secret. Bong Joon-ho brosse le portrait d’un microcosme étrangement insensible à la tragédie qui la frappe.

 Memories of Murder n’est pas qu’un simple polar : ce qui démarre comme une chronique provinciale bascule peu à peu dans un registre plus sombre et glaçant. L’enquête piétine, le mystère reste entier. Le film s’intéresse précisément à cet échec, à l’obsession et au besoin de vérité et de justice que nous avons tous. Cette quête emmène les personnages au bout d’une voie ferrée, où ils risquent de commettre l’irréparable…

Fun fact : Memories of Murder s’inspire d’une affaire criminelle réelle. Les meurtres racontés dans le film sont basés sur une série de crimes restés non élucidés pendant 30 ans. Ce n’est qu’en 2019, soit 16 ans après la sortie du film, que le véritable coupable a été identifié.

Anatomie d’une chute, Justine Triet (2023)

Palme d’Or en 2023, Anatomie d’une Chute suit une écrivaine accusée de meurtre après la mort de son mari. Le procès qui s’ouvre lors de la deuxième moitié du film juge non seulement les faits, mais aussi une femme, à qui l’on reproche indirectement d’avoir mieux réussi que son mari.

Ici, la question n’est pas de savoir qui est coupable, mais de comprendre de quelles manières une histoire se construit, se raconte et surtout, se déforme. Le procès est un véritable miroir tendu à la justice, à la société, au couple, au regard qu’on porte sur les rapports de genres. Anatomie d’une chute s’impose déjà comme un classique contemporain : Justine Triet filme la parole, les silences, les contradictions avec une précision chirurgicale.

(Crédit photo : iStock – Tang Ming Tung)

Article publié par
Raphaël Dutemple

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