En 2025, acheter un véhicule électrique, au-delà d’être un choix écologique, est une décision stratégique. A l’heure où les prix à la pompe s’envolent, les voitures thermiques commencent à devenir un luxe et passer à l’électrique n’est plus si marginal qu’autrefois. Les aides à l’achat de ce type de véhicule sont de plus en plus nombreuses. On vous guide.
Quels sont les avantages des véhicules électriques ?
Les avantages des véhicules électriques sont divers. Pour commencer, en vous en équipant, vous réduisez immédiatement votre empreinte carbone. Fini les gaz d’échappement polluants ! Moins d’émissions, plus d’air pur : vous respirez mieux… et la planète aussi. A côté de cela, vous faites des économies car le plein d’électricité coûte bien moins cher que l’essence ou le diesel. Et ce n’est pas tout : l’entretien est simplifié, sans vidange ni courroie à changer.
En conduisant un véhicule électrique, vous goûtez également au silence, ce qui représente un vrai plaisir au quotidien, et profitez parfois de tarifs de stationnement préférentiels. Autre atout du véhicule électrique : il procure un véritable confort de conduite (accélération fluide et immédiate, vibrations moins importantes, conduite plus douce et agréable…).
Achat d’un véhicule électrique : quelles aides financières sont disponibles ?
Pour inciter les Français à opter pour des véhicules moins polluants, le Gouvernement et les collectivités ont mis en place des aides financières.
Le bonus écologique
Il y a tout d’abord le bonus écologique, qui vise à aider les particuliers à acheter, ou louer pour une durée d’au moins 2 ans, une voiture électrique et/ou hydrogène neuve. Son montant peut atteindre jusqu’à 4 000 €. Il varie en fonction du prix exact du véhicule et du revenu fiscal de référence par part du bénéficiaire final. Ce dernier est majoré de 1 000 € lorsque le bénéficiaire est domicilié dans un département d’outre-mer.
Pour en profiter, il faut par ailleurs que :
- Le coût d’achat du véhicule soit inférieur ou égal à 47 000 € TTC (acquisition ou location de la batterie inclus) ;
- Sa masse soit inférieure à 2,4 tonnes ;
- Le véhicule soit immatriculé en France dans une série définitive ;
- Il ne soit pas vendu dans l’année suivant son achat, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km ;
- Le véhicule ait un score environnemental éligible.
La prime au rétrofit
La prime au rétrofit aide de son côté à financer la conversion d’un véhicule thermique en un modèle à motorisation plus écologique. Deux niveaux de soutien sont prévus, en fonction du type de transformation effectuée :
- Transformation en une motorisation électrique : le montant de la prime peut atteindre jusqu’à 80 % du coût de la transformation dans la limite de 5 000 €, selon le niveau de revenu de la personne ;
- Transformation en une motorisation hybride rechargeable : le montant de la prime peut atteindre jusqu’à 3 000 € (source : service-public.fr).
A noter que les camionnettes, deux ou trois roues motorisés, quadricycles motorisés et petits trains routiers touristiques y sont aussi éligibles.
Le microcrédit « véhicules propres »
Pour aider les ménages modestes à acquérir un véhicule plus écologique, le Gouvernement propose également le microcrédit « véhicules propres ». Son montant, calculé en fonction des revenus du demandeur, peut atteindre 5 000 € avec un remboursement étalé sur une durée maximale de 5 ans. Pour en faire la demande, les ménages en question doivent s’adresser à un service d’accompagnement social. Celui-ci se chargera d’étudier le projet, de monter le dossier puis de le présenter à une banque agréée.
Les aides des collectivités
En outre, de nombreuses collectivités proposent des aides pour l’achat ou la location de véhicules plus propres. Les montants ainsi que les conditions d’attributions sont très variables. A titre d’exemple, la ville de Saint-Maur dans le Centre-Val de Loire propose une aide de 1 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique neuf. La Métropole du Grand Paris propose quant à elle une aide à l’achat d’un véhicule électrique, hybride rechargeable et non rechargeable, hydrogène ou fonctionnant au GNV, neuf ou d’occasion pouvant aller jusqu’à 80 % du prix. Quoi qu’il en soit, ces aides, qu’elles soient proposées par les régions, les départements ou les communes, sont cumulables avec les aides nationales mises en place par l’Etat.
Qu’en est-il de la prime à la conversion ?
La prime à la conversion, dispositif clé ayant contribué à encourager l’achat de véhicules électriques et hybrides, donc à réduire les émissions de CO2, n’est aujourd’hui plus d’actualité, s’inscrivant dans le cadre de la révision du budget de l’État et du réajustement des priorités gouvernementales. Supprimée en fin d’année 2024, elle devrait permettre à la France de réaliser des économies.
(Crédit photo : iStock / Alexander Spatari)