Les voyages forment la jeunesse comme l’on dit souvent. Etudier à l’étranger, c’est apprendre autrement, s’ouvrir à de nouveaux horizons et à d’autres perspectives. Selon le baromètre DJEPVA, près de 40 % des jeunes partent à l’étranger pendant leurs études. Mais, ces voyages ne sont pas toujours faciles à financer. Alors, quelles solutions concrètes pour accompagner vos envies d’ailleurs ? On vous explique.
Les études à l’étranger, une véritable expérience enrichissante
Etudier à l’étranger, ça n’est pas juste suivre les mêmes cours qu’en France. Chaque école dans le monde a ses méthodes d’apprentissage et son propre corps d’enseignants. Ces voyages peuvent donc être très enrichissants intellectuellement : ne serait-ce parce qu’apprendre dans une autre langue est un défi autant passionnant qu’intimidant. Cette pensée critique que vous développerez à l’étranger est d’une richesse inestimable !
Pour certains étudiants, ces voyages constituent leur première expérience loin de leur cercle familial : l’occasion pour eux de se confronter à une nouvelle forme d’autonomie. Se loger, devoir gérer un budget, s’intégrer à un nouvel environnement, parfois devoir apprendre une langue sur le vif… tous ces impératifs font gagner en responsabilité ainsi qu’en confiance en soi. A terme, ces mobilités ont également un impact vertueux sur votre vie professionnel : elles valorisent votre CV et boostent votre réseau.
Il existe de nombreux parcours de mobilités possibles. Tout dépend de la filière ou de l’école dans laquelle vous étudiez :
- Mobilité Erasmus + pour les étudiants qui souhaitent étudier un semestre, ou deux, dans un pays de l’Union européenne ou dans un pays partenaire : Islande, Turquie, Japon, Brésil, Afrique du Sud…
- Semestres délocalisés : ces échanges dépendent des partenariats que possèdent les écoles et universités françaises avec d’autres écoles à l’étranger. Grâce à ce système, vous pouvez partir 6 mois ou un an sur un autre contient : Asie, Afrique, Amérique…
- Le Volontariat Internationale (VIE/VIA) : ce dispositif s’adresse à ceux qui souhaitent réaliser une expérience professionnelle dans une entreprise à l’étranger.
Quelles aides pour financer un projet de mobilité à l’étranger ?
Partir à l’étrange pour ses études n’est pas une mince affaire. Le budget varie en fonction de la destination : les mobilités en Amérique du Nord et dans certains pays d’Europe et d’Asie sont particulièrement coûteuses. Mais, quel que soit le pays où vous partez, cela représente dans tous les cas un budget conséquent : frais d’inscription, logement, transport, vie sur place, assurances… Pour permettre aux étudiants de partir sans rencontrer de contraintes financières, de nombreux dispositifs ont vu le jour.
Le programme Erasmus+ propose une bourse pour aider les étudiants à partir à l’étranger. Pour en bénéficier, vous devez être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur et suivre une formation diplômante (BTS, licence, master, doctorat…). Le montant de la bourse varie en fonction du pays et de la durée de la mobilité. L’agence Erasmusplus.fr propose, à titre indicatif, des montants moyens en fonction des pays. Ainsi, pour des destinations comme l’Allemagne, l’Italie, la Suède ou l’Irlande, le montant de la bourse varie de 300 à 600 €. Pour les pays tiers qui ne sont pas associés directement au programme, l’aide peut grimper jusqu’à 700 €.
En supplément de cette bourse, le programme Erasmus + peut prendre en charge les frais de voyage : plus la distance entre votre pays de départ et votre pays d’arrivée est grande, et plus l’aide est élevée. Le montant de l’aide est également plus élevé si vous employez des modes de transports écologiques pour vous rendre à votre destination : train, bus, covoiturage…
En dehors du cadre d’Erasmus +, il existe également l’Aide à la mobilité internationale (AMI). Cette aide s’élève à 400 euros par mois passé à l’étranger, pour un plafond de 10 mois. Pour en bénéficier, vous devez préparer un diplôme et être boursier de l’enseignement supérieur. Un dossier de demande doit être transmis au service des relations internationales de l’établissement dans lequel vous êtes inscrit.
A savoir : l’AMI est compatible avec une aide au mérite, dont le montant annuel est de 900 €. Cette aide au mérite s’adresse aux étudiants boursiers qui entrent dans un établissement supérieur à la rentrée après l’obtention d’une mention Très bien au bac.
Enfin, la plupart des régions possèdent leur propre programme de soutien à la mobilité des étudiants. C’est le cas du Pass Monde proposé par la région Normandie, du dispositif Envoléo pour les Pays de la Loire ou encore de la bourse Mermoz pour les Hauts-de-France. Enfin, de nombreuses fondations privées proposent des bourses pour financer les mobilités de certains profils d’étudiants : le programme Kenza si vous êtes étudiant(e) aux Beaux-Arts, la fondation Besse pour les futurs ingénieurs…
(Crédit photo : iStock – Lorado)