Cinéma : les meilleurs films de 2025 à (re)voir  

La rédaction du Parisien n’a pas participé à la réalisation de cet article.

Cette année encore, le cinéma continue de rassembler les Français : entre janvier et octobre, les cinémas ont enregistré près de 122 millions d’entrées. La France conserve son statut de pays d’exception pour le cinéma, avec près d’une dizaine de nouvelles sorties chaque semaine. Alors que la fin d’année approche, revenons sur les meilleurs films sortis cette année à (re)découvrir !  

Mickey 17, Bong-Joon-Ho 

6 ans après la Palme d’or pour Parasite, Bong Joon-Ho renoue avec la science-fiction dans Mickey 17. Adapté du roman Mickey7 d’Edward Ashton, le film raconte l’histoire d’un homme doté d’une faculté un peu particulière : il peut mourir et ressusciter à volonté, faisant de lui le technicien parfait pour les dangereuses missions qu’il exécute à bord d’un vaisseau spatial.  

Avec Mickey 17, Bong Joon-Ho retrouve les thématiques chères à son cœur : l’écologie, les gentils monstres et surtout, une critique féroce des classes, déjà à l’œuvre dans Parasite. Ici encore, nous suivons un personnage tout en bas de l’échelle sociale, envoyé au front sans aucun scrupule. Or, ces personnages oubliés, ce sont ceux qui ont la force, l’ingéniosité et la volonté de changer les choses. Mickey 17 réjouit aussi et avant tout grâce à son humour, et à l’interprétation irrésistible de Robert Pattinson dans le rôle principal de (ou des !) Mickey.  

Mickey 17 est le film parfait pour une soirée cinéma entre amis, en couple ou en famille ! Mais attention, du fait des sujets abordés dans le film, le film est déconseillé aux enfants de moins de 10 ans.  

Sinners, Ryan Coogler  

Les vampires sont vivants, et ils dansent parmi nous. C’est ce que raconte le dernier film de Ryan Coogler, le réalisateur des franchises Black Panther et Creed. Ryan Coogler retrouve Michael B. Jordan et lui offre un double rôle de frères jumeaux, de retour dans leur Mississippi natal des années 30. Alors qu’ils ouvrent une taverne en pleine Prohibition et sur fond de tensions raciales, des invités inattendus viennent troubler la fête.  

Avec Sinners, Ryan Coogler entend rendre aux populations afro-américaines tout l’héritage qu’il leur a été volé, notamment la musique. Le film n’est jamais aussi magnifique que lorsqu’il fait côtoyer les genres, les époques et les nationalités au sein d’une grande scène de danse et de chant… Jusqu’à ce que l’on coupe le son et que l’on autorise un invité indésirable à rejoindre la fête.  

Sinners est déconseillé aux enfants de moins de 12 ans : le film convient aux adolescents et adultes qui souhaiteraient frissonner durant cette fin d’année !  

Arco, Ugo Bienvenu   

C’est la surprise de l’année : Arco, le premier long-métrage d’animation du réalisateur français Ugo Bienvenu, produit entre autres par Natalie Portman. Arco, c’est l’histoire d’un petit garçon qui vit dans le futur, s’occupant d’une ferme perchée au milieu du ciel. Un soir, alors qu’il rêve de voler comme le reste de sa famille, il s’empare de la cape de sa sœur et retourne accidentellement dans le passé. Là-bas, il rencontre Iris, une jeune fille qui l’aidera à rentrer auprès de sa famille.  

Conçu comme un hommage aux plus beaux films d’animation, comme ceux d’Hayao Miyazaki (Le Voyage de Chihiro, Le Vent se lève), Arco transporte le spectateur – parent comme enfant – au sein d’un univers coloré et magnifique. Et pourtant, dans cet univers merveilleux, la technologie revêt un aspect triste, gris et presque malade. C’est tout le propos d’un film qui invite à rêver et à dessiner un monde meilleur. Le film est éblouissant, sans compter sur ses trois faux méchants, un véritable trio comique doublé par Louis Garrel, William Lebghil et Vincent Macaigne.  

Parents, n’hésitez pas à faire découvrir Arco à vos enfants ! Il leur permet de découvrir le monde de l’animation française, un monde qui n’a rien à envier aux grands studios historiques de l’animation.

Evanouis, Zach Cregger 

Un nom était sur toutes les lèvres cet été, celui d’Evanouis. Le deuxième film du réalisateur américain Zach Cregger après Barbarian, part d’un fait divers inédit : une nuit, à 2h17 du matin, dix-sept enfants se lèvent, sortent de chez eux et disparaissent. Le film suit tour à tour les parents, la police et les enseignants qui tentent de résoudre ce mystère.  

Le film a fait un véritable carton au box-office, en France comme aux Etats-Unis. Et c’est pour une bonne raison : conçu comme un puzzle, Evanouis parle d’une ville paralysée par une paranoïa qu’elle n’arrive pas à guérir. Dans la seconde partie, le film devient plus ludique, notamment grâce à l’arrivée de sa grande méchante, déjà devenue l’un des costumes d’Halloween les plus populaires.  

Pourquoi ne pas profiter des fêtes pour découvrir Evanouis ? Attention, les enfants doivent être grands, car le film est fortement déconseillé aux moins de 12 ans.

Une bataille après l’autre, Paul Thomas Anderson 

A 55 ans, Paul Thomas Anderson n’a plus rien à prouver : en vingt ans, il s’est imposé comme l’un des plus grands auteurs du cinéma contemporain. Fort de ses nombreux chefs-d’œuvre (Punch-Drunk Love, Inherent Vice…), il ne restait plus qu’un genre auquel « PTA » ne s’était jamais essayé : le film d’action. Alors, il a choisi de raconter l’histoire d’un père, joué par Leonardo DiCaprio, et de sa fille, tous deux aux proies d’un militaire zélé.  

Long de presque 3 heures, le film passe pourtant en un seul souffle, grâce à son rythme impeccable. Les scènes d’action s’enchaînent – il s’agit presque littéralement d’une bataille après une autre –, culminant lors d’une émeute nocturne en pleine ville mexicaine. Le film réussit un passionnant tour de force : raconter comment le pouvoir et le désir constituent les deux facettes d’une même médaille. C’est également l’histoire d’un passage de flambeau, d’un père envers sa fille, de telle sorte qu’il s’agisse bel et bien d’une « génération après une autre ».  

Encore disponible dans quelques salles, Une Bataille après l’autre est le film idéal pour faire passer plus vite les longues soirées d’hiver ou pour une sortie à plusieurs.

Le conseil cinéphile : Mektoub, My Love : Canto Due, Abdellatif Kechiche 

Elle était inespérée. 8 ans après la sortie du premier volume, la suite de Mektoub, My Love sort enfin au cinéma. Après un passage à Cannes mouvementé en 2019 pour la présentation de sa « fausse » suite Intermezzo, les rushs ont été remontés pour conclure l’histoire en un seul film. Inspiré de La Blessure, la Vraie de François Begaudeau, Mektoub, My Love saisit un été à Sète en 1994. Il filme notamment Amin, un scénariste parisien de retour dans sa ville natale.  

Après les longues heures passées sur la plage dans le premier volume, l’été touche à sa fin et les choses deviennent un peu plus sérieuses : des rêves se brisent, et certaines actions aboutissent à leurs inévitables conséquences. Toutefois, plus que les rebondissements, ce qui intéresse Kechiche, ce sont les personnages pris dans leur âme et chair. Shaïn Boumedine, Hafsia Herzi, Ophélie Bau, Salim Kechiouche, Jessica Pennington : leurs personnages font résonner un univers authentique et puissamment cinématographique. 

(Crédit photo : iStock – Viktoriya Telminova)

Article publié par
Raphaël Dutemple

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