Décès des grands-parents, un deuil difficile

Les grands-parents jouent un rôle important au sein d’une famille. Véritables piliers, ils s’imposent comme un repère pour chaque membre de la famille. Avec l’envie profonde d’avoir un cocon familial uni, convivial, heureux, ils fédèrent et transmettent des valeurs importantes de générations en générations. Alors, quand les grands-parents disparaissent, c’est toute une famille qui se retrouve parfois désorientée face à un deuil difficile. Qui prendra le relai du fédérateur ? Comment garder ce lien si fort ? Les choses vont-elles changer ? Comment faire vivre leur souvenir, celui d’une époque toute entière ? Autant de questions que sans doute beaucoup de personnes se posent.

La rédaction du Parisien n’a pas participé à la réalisation de cet article.

Les grands-parents jouent un rôle important au sein d’une famille. Véritables piliers, ils s’imposent comme un repère pour chaque membre de la famille. Avec l’envie profonde d’avoir un cocon familial uni, convivial, heureux, ils fédèrent et transmettent des valeurs importantes de générations en générations. Alors, quand les grands-parents disparaissent, c’est toute une famille qui se retrouve parfois désorientée face à un deuil difficile. Qui prendra le relai du fédérateur ? Comment garder ce lien si fort ? Les choses vont-elles changer ? Comment faire vivre leur souvenir, celui d’une époque toute entière ? Autant de questions que sans doute beaucoup de personnes se posent.

Pourquoi perdre un grand-parent est difficile ?

La perte d’un grand-parent est une épreuve, tout comme l’est la perte d’un être cher d’une manière générale.

Souvent, l’ordre chronologique des choses veut que les grands-parents soient les premières personnes du cadre familial à s’éteindre. En perdant son grand-père ou sa grand-mère, ce sont des émotions variées qui surgissent.
Pour certaines personnes, les grands-parents ont une place bien plus importante car ce sont eux qui les ont élevées, qui ont incarné leurs figures maternelle et paternelle pendant l’enfance et l’âge adulte. Un lien particulier les unit. Ils sont mêmes, à leurs yeux, les piliers de la famille sur lesquels chaque individu a pu se reposer.

Pour d’autres, les grands-parents sont synonymes de souvenirs d’enfance, de vacances en famille, de repas du dimanche. Il s’agit des personnes de confiance, qui aiment sans condition, qui redécouvrent la parentalité de leurs yeux de grands-parents, plus patients, plus tolérants. Qui acceptent d’avoir des petits secrets, qui apprécient gâter leurs petits-enfants, leur offrir des friandises, etc.

Perdre ses grands-parents, c’est perdre un peu de soi, d’une certaine manière. Car au-delà de perdre un membre de sa famille, ce sont aussi des habitudes que l’on doit perdre. Une partie de scrabble avec papy, les balades dans le jardin avec mamie, les dimanches en famille, le Noël célébré chaque année chez eux, les mercredis après-midi…

C’est une branche de l’arbre généalogique qui se fragilise. Une époque qui s’envole avec le deuil des grands-parents.

Cette perte peut avoir de lourdes conséquences sur les petits-enfants, qu’ils soient enfants ou adultes. Elle concrétise l’idée que la vie n’est pas éternelle, que chaque génération passe le relai à l’autre. Pour certains, voir mourir ses grands-parents est relatif au fait que les prochains, seront ses propres parents. Une angoisse peut naître, et il faut pouvoir la maîtriser. Surtout chez les plus petits, qui ne comprennent peut-être pas ce que signifie la perte d’un grand-parent, qui ne conscientisent pas encore l’idée de mourir.

Comment faire face au deuil d’un grand-parent ?

Le deuil est un processus unique pour chaque personne. Il suit des étapes clés, plus ou moins longues selon chacun.

Faire le deuil d’un être cher est une épreuve, malheureusement inévitable puisque la mort fait partie de la vie. Faire son deuil des grands-parents est propre à chaque individu. Certains éprouveront l’envie de parler, de communiquer, d’être entouré, quand d’autres auront le besoin viscéral de se retrouver seul. Le deuil d’un grand-parent est aussi le deuil de leurs enfants, vos parents. Etre soi-même triste et constater la tristesse profonde de vos parents peut ajouter encore une difficulté supplémentaire, qu’ils partagent aussi dans l’autre sens. Comment les soutenir en tant que petits-enfants ? Comment aider mon enfant à surmonter la perte de ses grands-parents ?

Un deuil, c’est en réalité l’acceptation progressive de l’absence de l’être aimé. Pendant quelques mois, voire quelques années, l’endeuillé doit apprendre qu’il peut continuer à vivre sans son grand-parent, aussi difficile cette idée soit-elle. Il comprend également qu’il peut sourire de nouveau, pleurer le lendemain, retrouver des petits bonheurs de la vie dans des signes qui lui font du bien. Durant le deuil, les petits-enfants peuvent ressentir de la colère, de l’incompréhension, de la culpabilité, de l’injustice, une profonde tristesse. Ce sont des repères totalement chamboulés, qu’il faut retrouver, à son rythme.

Les plus petits ne comprennent pas toujours ce que signifie « mourir ». Il faut donc commencer par leur expliquer avec des mots simples, sans détour, sans ambigüité, que papy ou mamie est mort. Cette annonce est, évidemment, difficile à faire puisque tout un chacun aimerait tant que possible préserver les enfants de ces deuils difficiles. Mais les petits sont alertes quant au monde qui les entoure. Ils comprennent bien plus vite qu’on ne peut le croire, ils feront attention aux émotions, aux détails, et poseront des questions. En tant que parents, vous accompagnez vos enfants dans l’appréhension et l’acceptation de la disparition de leur grand-parent.

Aussi, il est important de se concentrer sur son propre deuil des grands-parents, car chacun va à son rythme. Un décès naturel dû à l’âge avancé peut être aussi brutal qu’un décès suite à une maladie. Sans aucun jugement, chacun doit accepter le deuil des autres, la manière de le vivre, d’en parler. La bienveillance au sein de la famille reste le maître mot, sans se comparer, sans juger, sans culpabiliser.

Ensuite, garder un œil sur les autres membres de la famille permet de détecter les signaux d’alerte chez certains. Tout signe de dépression demande la prise en charge par un psychologue spécialiste du deuil qui accompagnera l’endeuillé à traverser cette épreuve et à mettre des mots sur sa douleur intarissable. Des médecines douces, comme la kinésiologie, peuvent aussi apporter une aide précieuse dans le cheminement du deuil.

Il existe également des groupes de parole sur la thématique du deuil, qui permettent à des gens de s’exprimer sur leur expérience, leur ressenti, leur peur face à l’absence d’un grand-parent, etc.

Comment faire vivre le souvenir d’un grand-parent disparu ?

La disparition d’un grand-parent impacte généralement beaucoup les familles. Surtout lorsque tous les grands-parents sont malheureusement décédés. La peur de voir la famille éclater peut naître durant le deuil des grands-parents. qui va prendre le relai ? Sur qui peut-on compter désormais ?

Alors, les familles ont envie de faire vivre le souvenirs de ces êtres chers, qui ont eu parfois des vies difficiles, qui ont connu les guerres, qui ont mis du cœur à l’ouvrage pour unir une famille tout entière, créer des liens forts, transmettre des valeurs d’amour, d’écoute, de solidarité, de tolérance.

Les parents deviennent alors les piliers de la famille, une fois les grands-parents disparus. La transmission des valeurs familiales reposent entre leurs mains. Ils ont un véritable rôle à jouer pour faire perdurer les habitudes ancrées, si chères à chaque membre de la famille. C’est un enjeu de taille, car les grands-parents sont fédérateurs et quand ils partent, la douleur de leur disparition laisse parfois apparaître des failles au sein de la famille, des non-dits, qui creusent un fossé entre chacun. Pour que l’amour subsiste, que la famille, Ô combien importante et essentielle, reste la priorité de chacun en souvenir, pour honorer les anciens, il faut chérir ces liens, ces habitudes, pour ne laisser de place à aucun regret.

Il peut être question de :

  • garder la maison secondaire familiale (tant que possible) et de s’y retrouver pendant les vacances, tous ensemble.
  • poursuivre les repas du dimanche chez les uns et les autres.
  • raconter les anecdotes que papy et mamie radotaient chaque année.
  • disposer des photos de famille dans chaque foyer.
  • transmettre l’histoire de la famille aux générations nouvelles.
  • continuer à cuisiner les recettes de grand-mère et conserver précieusement.
  • offrir un objet important aux yeux des grands-parents à chaque membre de la famille (une photo, un bijou, une tasse fétiche, une robe de mariée, un sac, un tableau, voire un meuble, un bibelot…).
  • transmettre à vos enfants les passions que vous partagiez avec vos grands-parents : la cuisine, les jeux de société, le jardinage, etc pour faire perdurer cette transmission.
  • donner le prénom des grands-parents aux bébés.
  • parcourir les albums photos familiaux tous ensemble.
  • allumer une bougie aux jours anniversaires.
  • planter un arbre du souvenir dans les jardins.

L’idée est alors de trouver un moyen rassurant, sécurisant, d’envelopper d’amour chaque membre de la famille, grâce au souvenir des grands-parents. Pouvoir prononcer leur prénom au détour d’une conversation ou d’une balade dans le jardin. Pouvoir parler d’eux, malgré le temps qui passe sans eux. Faire en sorte, qu’ils continuent de faire partie de cette famille malgré leur disparition. Le deuil des grands-parents est donc une épreuve, à surmonter tous ensemble, grâce à l’amour qu’ils ont pu diffuser au sein de la famille.

(Crédit photo : iStock)

Article publié par
Alcyone Guillevic

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