Faut-il encore acheter une voiture diesel en 2026 ? Conseils et alternatives

La rédaction du Parisien n’a pas participé à la réalisation de cet article.

Acheter une voiture n’est jamais une chose aisée. Marque, modèle, couleur, taille… les possibilités sont nombreuses et toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Mais avant de choisir le modèle de véhicule de vos rêves, se pose d’abord la question de la motorisation. Essence, diesel, hybride, électrique… là encore les choix sont nombreux. Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune de ces motorisations ? Quant aux voitures thermiques, leur achat est-il encore pertinent en 2026 ? On vous explique.

Diesel en 2026 : la fin des voitures thermiques ?

De nombreux chiffres soulignent une importante baisse des ventes des véhicules diesel. Sont-ils vrais ? Oui, mais ils s’inscrivent dans un recul global des ventes de voitures. Cette baisse est observable tant sur le marché neuf que sur le marché de l’occasion : selon la SDES, les ventes de voitures neuves ont diminué de presque 4 points entre 2023 et 2024, et l’hybride non rechargeable a dépassé l’essence. La vente de véhicules d’occasion se porte mieux. Toutefois, il enregistre également une baisse des ventes des véhicules diesel, tout en restant la motorisation principale de ce marché. Est-il en train d’entamer petit à petit une transition favorable aux véhicules électriques et hybrides ? Il semblerait que oui, même si elle s’effectue lentement, tant les véhicules durables possèdent un ancrage durable dans le parc automobile.  

Mais alors, pourquoi ce lent recul des véhicules diesel en France ? A cause d’un changement de perception et d’un cadre réglementaire de moins en moins favorable. En effet, l’Union européenne continue d’afficher son ambition d’interdire la vente de véhicules thermiques neufs à partir de 2035. Les constructeurs automobiles appellent massivement à repousser cette date et l’UE devra rapidement se prononcer sur un report, ou non, de l’échéance. En attendant, pour les consommateurs, ce choix est un facteur important à prendre en compte dans le choix d’un véhicule : sa fiscalité est moins avantageuse, son image moins positive et sa circulation plus difficile. En effet, la mise en place de zones à faibles émissions (ZFE) redessine les possibilités de circulation dans de nombreuses métropoles françaises : Paris, Marseille, Lille, Strasbourg, Nantes… Dans ces zones, les véhicules sont filtrés en fonction de leur vignette Crit’Air. Les moteurs diesel font partie des premiers véhicules visés : les véhicules dotés d’une vignette Crit’Air 4 ou 5 ne peuvent d’ores et déjà plus circuler dans les ZFE lors de certaines périodes. Depuis le 1er janvier 2025, les véhicules Crit’Air 3 ne peuvent plus circuler sur le boulevard périphérique parisien et dans la capitale du lundi au vendredi de 8h à 20h.

L’achat d’un véhicule diesel soulève donc une question importante : votre véhicule sera-t-il encore autorisé à circuler dans 3, 5, 10 ans ? Et, au-delà de la mobilité quotidienne, dans quelle mesure cela impacte-t-il sa potentielle revente ? La valeur d’un véhicule qui se voit interdit de circuler dans certaines métropoles risque de baisser drastiquement.

Pourtant, les motorisations diesel ne disparaissent pas pour autant. Selon l’Automobile Magazine, certains modèles se vendent même très bien ! Mais, alors, pour quels usages le diesel reste-t-il stratégique ? Quelles alternatives s’ouvrent aux automobilistes qui souhaiteraient changer de véhicule en 2026 ?

Acheter un véhicule diesel en 2026 : quelles alternatives ?

Les véhicules diesel continuent d’être avantageux pour un type bien précis d’automobilistes. En effet, ils gardent un avantage comparatif indéniable sur les longs trajets, par exemple sur autoroutes. Ainsi, pour les conducteurs qui parcourent plus de 20 000 kilomètres par an, le moteur diesel reste une valeur fiable. Et ce, grâce à la résistance du moteur et sa consommation de carburant plus faible. Ainsi, les travailleurs qui enchaînent les déplacements pros et les habitants de zones rurales restent parmi les profils les mieux placés pour en tirer bénéfice. En revanche, le moteur diesel ne convient pas à ceux qui ne roulent qu’occasionnellement, en ville par exemple : si utilisés uniquement pour des trajets courts, les moteurs diesel et le filtre à particules s’endommagent plus rapidement.

Aujourd’hui, les critères importants dans le choix d’un véhicule restent le prix et son efficacité, rejoints récemment par la performance environnementale. Alors, comment choisir un véhicule qui respecte ces critères tout en s’adaptant à votre type de conduite ? Plusieurs alternatives existent.

Les véhicules hybrides

Tout d’abord, les véhicules hybrides légers (MHEV) séduisent les conducteurs qui souhaitent réduire leur consommation sans bouleverser leurs habitudes : ces véhicules sont équipés d’un moteur thermique, mais l’installation d’un petit moteur électrique aide à diminuer le taux d’émission de dioxyde de carbone (CO2).

A savoir : Il est possible d’installer un dispositif d’hybridation légère sur des véhicules d’ores et déjà en circulation, le tout pour un coût d’environ 2 000 euros selon Aramisauto.

Quant aux voitures hybrides non rechargeables, elles offrent une conduite 100 % électrique sur de petits trajets et se rechargent grâce à l’énergie cinétique accumulée lors du freinage et de la décélération du véhicule. Mais attention, leur potentiel hybride étant limité, ces véhicules ne bénéficient pas d’une vignette Crit’Air 0 ou 1.

Enfin, les hybrides rechargeables permettent d’effectuer près d’une centaine de kilomètres en électrique avant de basculer sur un moteur thermique. Leur autonomie est plus importante, mais pour recharger, le moteur électrique doit être branché à une borne ou à une prise. Ces véhicules bénéficient de la vignette Crit’Air 0 ou 1 et vous pouvez bénéficier d’aides financières délivrées par l’Etat pour faciliter leur achat ; notamment la prime au rétrofit qui accompagne ceux qui souhaitent remplacer une voiture thermique par un véhicule plus respectueux de l’environnement. Depuis 2020, la part de véhicules hybrides rechargeables augmente chaque année sur le marché des véhicules neufs.

Les véhicules électriques  

Toutefois, l’alternative la plus écologique reste le moteur électrique. Selon Aramisauto, l’autonomie a plus que doublé en 5 ans, passant de 150 à 450 kilomètres pour les modèles les plus récents. Par ailleurs, le réseau de bornes s’étoffe : de plus en plus de communes et d’aires d’autoroutes s’équipent pour permettre aux usagers de recharger leur véhicule en toute tranquillité. Fiscalement, le véhicule électrique reste intéressant : le ministère de l’Economie Roland Lescure a confirmé que le bonus auto pour l’achat d’un véhicule électrique sera maintenu en 2026 et pourra s’élever jusqu’à 5 700 €. Toutefois, l’électrique n’est pas encore pleinement intégré à nos usages : prix d’achat encore élevé, temps de recharge contraignant et accès parfois difficile à des prises.  

En attendant la démocratisation des véhicules électriques, le bioéthanol E85 connaît également un certain succès : arrivé en France en 2006 et présent dans de plus en plus de stations-essence, ce carburant est compatible avec de nombreux modèles et permet de réduire de 50 % les émissions nettes de CO2.

(Crédit photo : iStock – manusapon kasosod)

Article publié par
Raphaël Dutemple

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